Itooh wrote:Je tiens juste à dire, c'est absolument faux.

Autant on peut parler de crise depuis quelques années, autant sur le long terme, même au niveau mondial, on, a fait d'énorme progrès bénéfique à l'humanité. Que ce soit baisse de la criminalité, amélioration du niveau de vie, progrès sociaux, sécurité, même guerres, la tendance est à l'amélioration. Il n'y a guère que les sujets environnementaux où on chute violemment.
Si le monde est loin, très loin d'être parfait, il ne va certainement pas de mal en pis. Même si c'est ce que les médias aiment faire croire à longueur de temps.
Accessoirement, qu'est-ce que tu peux bien entendre par « décadence » ?

Je trouve ton message un peu étrange, d'abord tu me dis que j'ai tort sur toute la ligne, et ensuite tu me demandes ce que j'ai bien voulu dire. Soit tu m'as compris et tu n'as pas besoin que j'explique, soit tu ne m'as pas compris et tu ne peux donc avoir d'avis dessus, mais j'ai du mal à voir comment comment il pourrait en être autrement.
En l'occurrence, tu m'as mal compris, puisque je ne parlais pas du tout de ça. D'ailleurs, je suis d'accord avec toi sur toute la ligne sur le fait que globalement, le monde va de mieux en mieux, contrairement à ce qu'on aimerait nous faire croire. Mais alors qu'est-ce que je veux dire quand je parle de décadence ? En vérité, rien qu'on ne trouve pas dans sa définition la plus simple : « État d'une civilisation, d'une culture, d'une entreprise, etc., qui perd progressivement de sa force et de sa qualité ».
La France était la plus grande puissance européenne durant le XVIII
e siècle et le resta jusqu'en 1815. Et peut-être même mondiale : il n'est pas très simple de la comparer l'empire napoléonien à la dynastie Qing qui s'était fermée au reste du monde mais cet enfermement n'a certainement pas participé de leur rayonnement culturel.
Même après que les Britanniques aient pris le relais, et à la veille de leur déclassement par les États-Unis au début du XX
e siècle, la France restait la plus grande puissance culturelle mondiale, pesait énormément dans la diplomatie internationale, était parmi les plus grands contributeurs à la recherche scientifique. Le français était encore la langue mondiale.
Mais maintenant, que reste-t-il ? Un pays riche, certes, mais de seconde zone, étouffé par une dette colossale et une croissance minable, qui perd chaque année en importance et en puissance. Chaque déclassement rend encore plus difficile la défense de nos intérêts face à l'interventionnisme, l'impérialisme et les guerres idéologiques des États-Unis, des pétromonarchies du Golfe et de la Chine, et c'est une spirale infernale qui nous relègue chaque année un peu plus loin dans le cortège.
La civilisation européenne est celle qui est allé le plus loin dans la défense de l'individu, et c'est une des raisons pour lesquelles j'y suis particulièrement attaché, mais cet individualisme toujours intensifié finira par en causer la perte. À force de trop défendre l'individu, on affaiblit la société qui lui apporte tout, et il finit par n'en rester plus rien. On ne peut ignorer l'importance d'une vision et d'une stratégie globales, car à avancer en se regardant le nombril, on finit par se prendre le mur.
Rome était le centre du monde, qu'en reste-t-il aujourd'hui ? Cela prendra des siècles, mais on ne sera un jour guère plus avancé que Bagdad aujourd'hui si l'on ne change pas drastiquement de cap et de façon de penser.
Alors certes, on m'opposera certainement que les progrès technologiques et économiques qui nous ont hissés autrefois au sommet se sont faits au détriment de l'environnement et de la condition sociale, et c'est bien vrai. On ne peut continuer dans ces conditions. Mais de là à se faire le chantre de la décroissance, à ériger le progrès comme l'ennemi public numéro un, à rejeter tout ce qui n'est pas naturel comme mauvais ? Il existe une troisième voie ! Celle de la croissance responsable, pragmatique et non pas idéologique. Celle qui décide de conserver les centrales nucléaires plutôt que d'enfumer la planète avec des émissions massives de CO
2, sans pour autant oublier que le but est de les remplacer à terme par les énergies renouvelables. Celle qui lance des études sur les conséquences possibles de l'exploitation des gaz de schiste plutôt que de l'interdire sans raison scientifique aucune. Celle où l'État investit dans la transition vers le véhicule électrique plutôt que rendre impossible la vie des automobilistes. Celle de la mesure et du réalisme, pas celle du fantasme d'une poignée de marginaux.
Il est temps de prendre nos responsabilités vis-à-vis de nos enfants et de leurs enfants, et de ne pas faire les erreurs des grandes civilisations du passé. La France a absolument tout pour réussir, mais il ne tient qu'à nous de choisir entre en faire la première puissance européenne ou le futur Irak.
LoveMetal wrote:Donc non, je ne pense pas que Hunch voulait te tendre cette perche ci...

Effectivement, j'utilisais le terme dans son sens le plus factuel, et sans émettre aucun jugement (ça, c'est une autre histoire

).
Itooh wrote:Woah, je ne sais pas dans quelle humeur j'étais ce midi, mais j'ai écrit mon précédent message avec un ton hautain carrément déplacé.

Je m'en excuse platement.
Tu me connais, je suis pas du genre à prendre la mouche.
Pirez wrote:Pas entièrement faux (Juppé et NKM auraient peut-être une ou deux choses à dire sur le point numéro 3), mais Copé est le seul qui se revendique haut et fort d'être de "la droite décomplexée".
Qu'est-ce que ça m'a énervé d'ailleurs, ça me saoule ces postures idéologiques ou partisanes. Qu'on arrête de se revendiquer de droite, de gauche, d'un parti ou d'un autre, et qu'on parle des idées elles-mêmes.
boomboleros7 wrote:Désolé, j'ai pas pu résister en lisant ça.
Jerry.
