Ah, je ne suis donc pas le seul à souffrir du syndrome "Je viens sur le forum, mais comme je ne trouve rien à dire, je ne poste pas" ?
Samathou, pour ce qui est du choix d'orientation, je ne sais pas si je peux vraiment donner des conseils, étant donné que je me pose encore souvent si j'ai fait le bon choix en me dirigeant vers une école d'ingénieur informatique.

(moi qui après le bac refusait de viser une école d'ingénieur…)
Le fait est que malgré tout, je ne regrette rien (surtout pas mon DUT). L'informatique n'est pas une passion, mais c'est un domaine que je suis parvenu à apprécier.
Concrètement, l’expérience que j'ai eu, c'est que j'ai décidé (peut-être un peu sur un coup de tête) que des études dans l'informatique seraient un bon choix. Parce que je connaissais rien en info, mais je je savais me débrouiller avec un PC, et que hey, j'aimais déjà un peu le milieu geek. Puis j'ai fait quelques salons en flânant, et je suis tombé sur l'IUT de Vannes, qui m'a séduit. J'ai vu d'autre écoles après, mais je suis resté sur ma première décision : IUT de Vannes.
Bref, ça s'est fait vraiment à l'instinct. Ça m'a plus du premier coup d'œil, j'ai foncé.
À la suite dudit IUT, j'ai recherché plusieurs écoles, plus sérieusement cette fois. Puis pas mal d'amis ont parlé en bien de l'ESIR. J'étais un peu réticent à l'idée d'une école d'ingénieur, mais il s'avère qu'ils présentaient leur programme vraiment bien. Par rapport aux autres écoles, ils avaient une façade bien intéressante. Du coup, malgré mes autres recherches, c'est resté mon choix numéro un. Bien sûr, il y a eu d'autres écoles que j'ai visé (dont une par accident ; par la suite j'ai tenté de la fuir en m'inscrivant à des L3, de peur d'avoir à intégrer cette école que je ne voulais en fait pas), mais globalement je suis resté sur ma décision première, et j'ai fini par intégrer l'ESIR.
Ma première année d'école d'ingé m'a peut-être un peu fait déprimer, notamment avec la recherche de stage, vu que je ne savais vraiment pas où j'allais, et si ça allait vraiment me plaire. Je ne savais toujours pas ce que je voulais, et je me demandais si j'avais vraiment fait des bons choix. J'ai même considéré, complètement en retard, que ça faisait des années que j'écrivais des fictions pour le plaisir… "
Pourquoi t'as pas essayé de faire des études dans la littérature ou l'écriture de scénarios, ducon !?", je me suis demandé (bon, la réponse c'était aussi que je voulais depuis le début des études pas trop risqués, pour avoir d'assez bons débouchés… Mais quand même, snober un domaine qui à l'évidence me plaît depuis toujours, c'est un peu triste). Finalement, c'est complètement par hasard, lors d'une conférence en fin d'année, que j'ai entendu parler du métier "d'ingénieur marketing", métier où il y avait soi-disant besoin "à la fois de compétences techniques, et d'imagination". Bon, pour d'autres raisons variées, cette profession m'attire (notamment pour la proximité avec le client, que j'ai toujours recherché, ayant découvert à l'IUT que j'étais bon en communication, et que j'aimais ça). Du coup, chance, la troisième année d'ESIR permet de faire un master en parallèle… J'espère être accepté pour un master marketing !
Le bilan, c'est que mon parcours est composé de décisions faites à l'arrache et de coup de bols !
Si on est un minimum réfléchi et que l'on sait prendre des décisions intelligentes, peut-être que ce n'est pas une bonne méthode. Mais… Je pense que si tu trouves quelque chose qui semble te plaire a priori, tu n'as rien à perdre à essayer ! Peut-être que ça ne sera pas vraiment une bonne décision, et que tu t'emmerderas tout une année, mais ça sera toujours de l’expérience d'acquise. Ça mène toujours quelque part, en quelque sorte.
C'est peut-être pas la vraie question en fait. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'il est toujours possible de trouver, au fil des études supérieures, quelque chose qui n'est pas forcément né d'une passion, mais qui peut t'intéresser, et dans lequel tu peux envisager de faire carrière ! La dernière chose à faire, en réalité, c'est peut-être de se forcer à faire des études qui semblent "sérieuses", mais qui ne te branche pas vraiment. Être indécis quant à la voie à choisir, c'est pas vraiment un problème. Ça pousse au contraire à être curieux, et à s'intéresser à pleins de domaines dont on aurait pas soupçonné le potentiel ! Il faut juste ne pas hésiter à prendre des risques, et se préparer à passer une longue période dans ce même doute.
Je plains sincèrement les ambitieux qui se sont tracé un chemin dès le bac vers une carrière (… de "cadre dynamique"), et qui n'ont jamais eu la chance de passer des soirées à se poser des questions sur leur avenir !
