C'est une girafe qui entre dans une enseigne en déclarant :
- Bonjour, je voudrais deux petits pains.
- Mais madame, vous êtes dans une boucherie ici !
- C'est pas grave, je suis venue en mobylette !
Deux stecks sont dans une forêt. À un moment un se cache. Après quelques minutes, l'autre le retrouve et lui demande : "mais qu'est-ce que tu fous ?" et son copain lui répond "je me suis stec' haché !".
La situation est pas géniale, j'en ai une meilleure.
C'est l'histoire de trois ptits steaks hachés qui vont chez leur grand-mère, dans la forêt. Au bout de quelques minutes, l'aîné se retourne, et un de ses frères a disparu. Inquiet, il continue quand même. Plus tard, il se retourne à nouveau et le deuxième a disparu aussi. Au bord de la crise de nerfs, il finit par les retrouver juste avant la maison de mère-grand.
"Mais où vous étiez passés ??
- Ben, on s'tait cachés !"
Pff, c'est quoi cette blague pourrie ? J'ai bien mieux.
Durant la seconde moitié dix-septième siècle, quatre frères steaks hachés de dimensions modestes décident de travers l'épaisse forêt noire de Bavière pour aller rendre visite à leur aïeule. Au fur et à mesure de leur progression, le petit chemin de terre battue cède du terrain aux mauvaises herbes, aux fougères, aux buissons, aux arbustes, puis enfin aux arbres noueux qui se dressent tels des démons figés à jamais dans une souffrance aussi inhumaine qu'éternelle. Après plusieurs heures de marche dans un silence religieux que seuls brisent les craquements sinistres du bois mort et quelques ululements d'outre-tombe, ils s'aperçoivent que l'un d'entre-eux manque à l'appel, mais poursuivent cependant, comme animés par le seul besoin d'avancer plus profondément dans cette jungle septentrionale. Ainsi marchent-ils pendant des jours, dormant chaque nuit aux seules lueurs d'une lune irréelle et des flammes de leur foyer de fortune qui dansent au rythme d'un crépitement irrégulier. C'est à peine s'ils font encore usage de la parole, et c'est au petit matin qu'ils réalisent avoir perdu l'un des leurs. Bien que moitié moins nombreux, ils poursuivent pendant des semaines, au gré de sombres lacs que seuls viennent troubler de malins feux follets. C'est presque arrivé que l'aîné, se retournant lors d'un instant d'égarement, ne voit plus personne derrière lui : son cadet avait lui aussi disparu. Il parcourt alors les quelques kilomètres le séparant de la clairière abritant sa grand-mère avec encore plus d'obstination ; ses yeux se ferment et le font souffrir alors qu'il aperçoit pour la première fois depuis des mois la lumière nue du soleil. Éreinté, épuisé, il s'approche de la chaleureuse chaumière, en pousse la porte et tombe nez-à-nez avec ses trois frères. Il articule avec peine :
« - Mais où étiez-vous passés ?
- Ben, on s'tait caché ! »